Le Japon et la Thaïlande ont récemment mis en œuvre de nouvelles mesures réglementaires concernant les polluants organiques persistants (POP) mentionnés dans la Convention de Stockholm, ciblant spécifiquement la gestion du Dechlorane Plus et du UV-328. Bien que les deux pays renforcent le contrôle de ces produits chimiques, il existe des différences significatives dans leurs mesures spécifiques.
Contexte
En mai 2023, la Conférence des Parties à la Convention de Stockholm a décidé d'ajouter le Dechlorane Plus et le UV-328 à l'Annexe A, qui répertorie les substances chimiques à éliminer. La Convention vise à protéger la santé humaine et l'environnement des POP en réduisant et/ou éliminant la production, l'utilisation et la libération de ces substances, et en s'efforçant d'éradiquer les POP.
Mesures de contrôle
Japon
Le Ministère de l'Économie, du Commerce et de l'Industrie (METI) du Japon a annoncé son intention d'inclure le méthoxychlore, le Dechlorane Plus et le UV-328, ainsi que les produits contenant ces substances, dans l'Ordre national de contrôle des exportations afin de restreindre ou d'abolir les POP connus pour leur persistance, leur bioaccumulation, leur haute toxicité et leur mobilité à longue distance dans l'environnement. Actuellement, le gouvernement a ouvert une période de consultation publique, avec une date limite fixée au 6 janvier 2025. Selon l'Ordre de contrôle des exportations du Japon, l'exportation de ces substances nécessite l'approbation du Ministre de l'Économie, du Commerce et de l'Industrie, bien que la date d'entrée en vigueur spécifique reste à déterminer.
De plus, le Japon a également adopté un décret du Cabinet modifiant le décret d'application de la Loi sur le contrôle des substances chimiques, désignant le méthoxychlore, le Dechlorane Plus et le UV-328 comme substances chimiques spécifiées de classe I, dont l'entrée en vigueur est prévue pour le 18 février 2025. Ces substances sont difficiles à décomposer, fortement accumulatives et présentent une toxicité à long terme pour les humains ou les prédateurs supérieurs.
Sous l'effet de cet ordre, à partir du 18 juin 2025, le Japon interdira l'importation des produits suivants :
Produits contenant du UV-328 :
- Lubrifiants
- Additifs pour améliorer la capacité d'absorption UV des résines
- Peintures et vernis
- Adhésifs, rubans et mastics d'étanchéité
Produits contenant du Dechlorane Plus :
- Lubrifiants
- Additifs ignifuges pour résines
- Composants pour équipements électroniques et électriques
- Caoutchouc silicone
- Adhésifs et rubans
Thaïlande
Le Département des Travaux Industriels (DIW) de Thaïlande a récemment publié un projet d'annonce proposant, en vertu de la Loi sur les substances dangereuses de 1992 (B.E.2535), de classer le Dechlorane Plus et ses isomères syn et anti, ainsi que le UV-328, comme substances dangereuses de catégorie 3. Ces substances nécessitent désormais une licence correspondante lors de la production, de l'importation, de l'exportation et de la possession.
L'annonce prendra effet le lendemain de sa publication au Journal Officiel. À partir de la date d'entrée en vigueur de l'annonce, les fabricants, importateurs, exportateurs de Dechlorane Plus et UV-328, ou toute entreprise détenant et transportant des substances dangereuses de catégorie 3 doivent demander la licence correspondante dans les 30 jours. Ce changement aura un impact direct sur les industries de fabrication chimique et d'import/export.
Applications du Dechlorane Plus et du UV-328
Le Dechlorane Plus est principalement utilisé comme retardateur de flamme dans les plastiques et produits en caoutchouc haute performance, largement appliqué dans les appareils électroniques, l'isolation des câbles, les matériaux de construction, le mobilier et les pièces automobiles pour améliorer leur performance en matière de sécurité incendie.
Le UV-328 est un stabilisateur UV, principalement utilisé pour prévenir la dégradation et la décoloration des plastiques et autres matériaux polymères exposés aux rayons ultraviolets, largement utilisé dans le mobilier d'extérieur, les équipements sportifs et les pièces de véhicules.
Dans l'ensemble, le Japon et la Thaïlande répondent activement aux exigences de la Convention de Stockholm en mettant en œuvre des mesures de contrôle plus strictes pour réduire et/ou arrêter la production, l'utilisation et la libération de ces POP. Cependant, les mesures du Japon semblent plus rigoureuses, notamment en interdisant l'importation de produits contenant les substances ciblées, tandis que la Thaïlande se concentre sur le renforcement de la réglementation via un système de licences. Ces différences reflètent les stratégies variées des pays pour équilibrer les politiques de protection de l'environnement et les besoins de développement industriel.
Dans l'ensemble, le Japon et la Thaïlande répondent activement aux exigences de la Convention de Stockholm en mettant en œuvre des mesures de contrôle plus strictes pour réduire et/ou arrêter la production, l'utilisation et la libération de ces POP. Cependant, les mesures du Japon semblent plus rigoureuses, notamment en interdisant l'importation de produits contenant les substances ciblées, tandis que la Thaïlande se concentre sur le renforcement de la réglementation via un système de licences. Ces différences reflètent les stratégies variées des pays pour équilibrer les politiques de protection de l'environnement et les besoins de développement industriel.



